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Le sport peut-il être une drogue ?

Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, qu’il gèle ou qu’il fasse 40 degrés, votre voisin court. Le sport est-il chez lui une drogue ? Le terme (souvent utilisé par les sédentaires acharnés) est en réalité très exagéré ! Décrypter tout ça avec la Fondation APRIL.

« Il court mais c’est parce qu’il est malheureux ! »

Si votre voisin court autant (alors que vous en êtes incapable), vous pouvez toujours vous consoler en pensant qu’il « compense » ainsi la dureté de sa vie et que cela lui sert à éviter le tabac, la drogue, ou l’alcool. La vérité est que le sport est une source de plaisir et de détente pour tous, y compris ceux qui vont très bien !

« Le pauvre, il ne peut pas s’en passer ! »

Surprise : vous n’avez pas vu votre voisin courir depuis plus d’une semaine ! Vous en apprenez vite la raison : petite élongation. Il en a pour quinze jours d’arrêt. Raisonnable et à l’écoute de son corps, il va en profiter pour se reposer. Et ce sera même peut-être compliqué pour lui de recommencer, lorsqu’il sera guéri et qu’il lui faudra se (re)lever de son canapé. Le plaisir trouvé dans le sport n’a rien d’addictif au  sens médical du terme, les amateurs de footing sont parfois un peu nerveux lorsqu’ils sont forcés d’arrêter brutalement, mais rien à voir avec le manque !

Les vrais addicts ? Une population marginale

Les vrais accros au sport existent, mais ils ne sont pas nombreux. Seule 4% de la population sportive générale est susceptible de « glisser » vers une pratique problématique. Ce sont ceux, par exemple, qui vont organiser l’ensemble de leur vie autour d’une seule activité en négligeant tout autre investissement social, personnel ou professionnel. Le problème est d’ordre psychologique et dans tous les cas, si le sport peut être l’expression du malaise, il n’en est pas la cause.

L’essentiel : plaisir et détente

Plaisir et détente restent des notions déterminantes dans la pratique d’une activité physique. Ils font partie des cinq motivations le plus souvent citées lorsqu’on interroge les Français sur l’origine de leurs pratiques (avec l’amélioration de la santé, de la condition physique et le contrôle du poids – Eurobaromètre 2014, sport et activité physique).

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