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Se lever très tôt, c’est bon pour la santé ?

Plutôt du soir ou du matin ? Cette question qui conditionne l’organisation de nos journées a aussi des répercussions sur notre santé. Horloge biologique, jet lag social, rituel de coucher… la Fondation APRIL vous donne les clés pour être acteur de votre sommeil.

Prendre plus de temps pour soi mais pas au détriment de la durée de sommeil

A l’image de la tendance prônée par l’auteur américain Hal Elrod dans son ouvrage Miracle Morning, le réveil très matinal est perçu comme «  un supplément de vie » qui permet de prendre sa vie en main en laissant  plus de place au développement et à l’épanouissement personnel.

Les bénéfices mis en avant par les adeptes de cette routine aurorale relèvent  du bien-être et de la performance : plus de temps pour s’accorder des moments à soi, gagner en énergie, motivation et productivité, et avoir un impact positif sur le stress.

Pour autant, cette pratique ne doit pas contribuer à générer une dette de sommeil, dont les effets sur l’organisme sont nombreux[i] : risque accru de maladies cardio-vasculaires, d’apparition de certains cancers, d’obésité, d’accident vasculaire cérébral. Sans compter à court terme, des conséquences sur le moral et une tendance à manger de plus grandes quantités et des produits plus riches en calories.

Aussi, la pratique du réveil très matinal sera pleinement bénéfique uniquement si la récupération physique et mentale est assurée après la nuit de sommeil. De plus, nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil, dont les besoins sont très variables en fonction des individus. Les petits dormeurs se contentent de 6h de sommeil par nuit ou moins, alors qu’un dormeur moyen aura besoin de 7 à 8 heures de repos. L’âge est également un facteur déterminant : en vieillissant, les besoins en sommeil diminuent.

Respecter son horloge biologique pour éviter le déficit de sommeil

Située au cœur du cerveau et synchronisée sur des cycles de 24 heures, avec une alternance jour – nuit, l’horloge circadienne est la régulatrice de nombreuses fonctions biologiques. Pression artérielle, température corporelle, capacité cognitives[ii]… L’horloge interne est le chef d’orchestre qui rythme l’organisme en s’appuyant sur 3 synchronisateurs : l’activité physique, la température extérieure et le plus important, la lumière.

En effet, l’exposition à la lumière a un effet stimulateur avant de se coucher en repoussant la sensation de fatigue. C’est pourquoi il est recommandé de ne pas s’exposer à des lumières artificielles (smartphones, tablettes, ordinateur) émettrices de lumière bleue au moins 30 minutes avant de se coucher.  Leur effet retardateur de sommeil contribue à installer durablement la fatigue, avec des conséquences sur la baisse des performances la journée suivante et des impacts sur l’état de vigilance général.

D’où l’importance de bien respecter son horloge biologique pour éviter que réveil aux aurores ne rime avec somnolence tout au long de la journée !

Adopter un rythme régulier pour favoriser la qualité de sommeil

Le secret d’un bon sommeil est la régularité pour éviter le phénomène de « jetlag social ». Cette tendance à adopter un rythme décalé conduit à se coucher tard en semaine, creusant ainsi son déficit de sommeil, et à dormir plus les jours de repos. L’étude de l’American Academy of Sleep Medicine présentée lors du Congrès SLEEP de 2017  [iii] pointe du doigt les effets néfastes de cette pratique qui induit des troubles de l’humeur et la prévalence des maladies cardio-vasculaires.

Le weekend n’étant pas suffisant pour compenser la dette de sommeil, autant adapter ses horaires de coucher hebdomadaires pour limiter au maximum les impacts sur la santé. Identifier la quantité de sommeil dont chacun a besoin pour être bien reposé le matin est un bon début pour modifier durablement ses habitudes quotidiennes.

Et pourquoi ne pas adopter un rituel de sommeil pour faciliter l’endormissement[1] ? Un environnement apaisant, des activités calmes et des heures régulières pour se mettre au lit contribueront à trouver plus rapidement le sommeil.

 

[1] Source : Institut National de Prévention et d’Education pour la santé – Enquête sur les représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des jeunes adultes en France – 2008

[i] Source : Huffington Post – INFOGRAPHIE. Les terrifiants effets du manque de sommeil

[ii] Source : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/chronobiologie

[iii] Source : 5-Jun-2017 Abstract ID: 1067 Sociodemographics, Poor Overall Health, Cardiovascular Disease, Depression, Fatigue, and Daytime Sleepiness Associated with Social Jetlag Independent of Sleep Duration and Insomnia https://www.eurekalert.org/pub_releases/2017-06/aaos-sjl060117.php

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