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Qu’est-ce que l’agriculture biologique ?

La production bio est compliquée, même pour les agriculteurs eux-mêmes. Avant de se convertir en agriculture biologique, ils doivent souvent se faire aider pour s’y retrouver et bien saisir qu’est-ce que le bio. Parce qu’à chaque production (animale ou végétale) ses caractéristiques !

Qu’est-ce que la production végétale biologique ?

  • Les semences et les plants sont issus de l’agriculture biologique et non issus d’OGM.
  • La fertilité du sol est maintenue en privilégiant les rotations annuelles.
  • Le recyclage et le compostage des matières organiques issues de l’activité de l’exploitation sont intégrés à la culture.
  • La lutte contre les parasites et les maladies est non chimique. Elle repose sur le choix des variétés plus résistantes.

Qu’est-ce que la production animale bio ?

  • Les animaux sont nés sur l’exploitation où proviennent d’une exploitation en agriculture biologique.
  • Les animaux doivent avoir accès à l’extérieur.
  • Une surface minimale est imposée et la densité et la taille de l’exploitation sont limitées.
  • L’alimentation doit être exclusivement issue de l’agriculture biologique et majoritairement de l’exploitation même.
  • La prévention et le traitement des maladies reposent surtout sur le choix des espèces. Si des médicaments sont utilisables, l’homéopathie et la phytothérapie sont privilégiées.
  • La vaccination et les traitements généraux obligatoires sont appliqués.

La conversion vers l’agriculture biologique : un long chemin

Comment passer en agriculture biologique ? Pour passer au bio, un agriculteur devra essuyer une période de transition plus ou moins longue selon les sols et leur degré de pollution au départ. Pendant ce temps, ses produits seront commercialisés dans le circuit conventionnel. Ce délai va de 6 semaines pour les œufs à 3 ans pour les cultures pérennes. La 2ème année de conversion, la mention « en conversion vers l’agriculture biologique » peut être inscrite sur les produits.

La part de marché bio

L’engouement des Français pour l’alimentation biologique ne se dément pas. Les consommateurs réguliers sont toujours plus convaincus et élargissent leur panier à de nouveaux produits. On lui reproche toutefois d’être trop cher.

Le point bio en cinq chiffres-clés :

  • 49 % de Français déclarent consommer du bio au moins une fois par mois (d’après le baromètre de consommation de produits bio 2014)
  • 4 Milliards d’euros, la valeur du marché du bio, qui a quadruplé en dix ans.
  • Dans le même temps, 2 fois plus de place occupée depuis 10 ans par les surfaces agricoles cultivées en bio.
  • 5 % à 8 %, la croissance attendue du marché bio d’après les prévisions données par Xeri. Contre 10 à 25 % constatés entre 2006 et 2010. En cause ? La crise, qui obligerait les consommateurs à établir des priorités, aux dépens des produits bio plus coûteux.
  • 47 % du marché bio est détenu par la grande distribution en France. Grâce à une politique de bas prix, elle pourrait bien franchir les 50 % à très court terme.

 

Quels sont les labels bio les plus fiables ?

Les amateurs de bio ont le choix : pas moins de six labels bio existent pour référencer l’agriculture biologique. Revue d’effectif.

Le label écologique AB (agriculture biologique)

Créé en 1985 par le ministère de l’agriculture, c’était le signe d’une exigence accrue. Une étude du CSA révèle que 90 % des Français déclarent toujours repérer les produits bios grâce à ce logo.

Le label bio de l’Union européenne

Né en 2010, aucun label national n’est censé le dépasser en termes d’exigence. Mais dans la pratique, une série d’autres labels est apparue pour marquer des engagements spécifiques et apporter une alternative à la certification européenne délivrée par des organismes privés indépendants (Ecocert, Certisud, etc.)

Le label bio cohérence

Développé par la Fédération nationale d’agriculture biologique, les Eleveurs bio de France et une série de magasins (Biocoop, Biomonde et ProNatura), il est plus strict que le label européen.

Le label Demeter

Développé par l’association éponyme (agriculture biodynamique), ce label ajoute des contraintes spécifiques comme un appui sur les lux énergétiques du sol et les astres ou la limitation de la taille des exploitations.

Le label Nature & Progrès

Assez proche du cahier des charges Bio Cohérence, y ajoutant la prise en compte de critères environnementaux, comme la proximité d’exploitations amont polluantes.

Le logo Équitable Ecocert

Ajoute le critère du commerce équitable. Il répond au cahier des charges « équitable, solidaire, responsable » délivré par Ecocert. Assez proches, les labels Bio solidaire et Bio équitable sont portés par l’association Bio Partenaire.

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