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Quel est l’impact du passage à l’heure d’hiver sur votre chronotype ?

Le passage à l’heure d’hiver approche à grands pas. Ce 29 octobre 2017 nous amènera ainsi à vivre une journée de 25 heures ! Notre période endogène ou rythme de sommeil étant toutefois en général supérieure à 24h, il nous sera plus facile ce jour-là, de rattraper un peu de sommeil en retard… Contrairement au passage à l’heure d’été, qui nous « vole » une heure et qui peut être pourvoyeuse d’insomnie, d’endormissement, de somnolence, voire de troubles de l’humeur à chacun son chronotype…  L’avantage malgré tout ? Comme il fait jour plus longtemps, on retrouve vite le sourire !

Si nous sommes donc tous confrontés au changement d’heure, nos rythmes de sommeil sont quant à eux bien différents. Que nous soyons du matin, du soir ou neutre, petit ou gros dormeur, il est important de bien se connaître pour réorganiser au mieux son sommeil. Pour cela, il est indispensable de déterminer son chronotype. Les chercheurs Jim Horne et Olov Östberg ont ainsi publié en 1976, un questionnaire de 19 questions dans l’International Journal of Chronobiology qui permettait pour la première fois de définir son chronotype. Ce test de matinalité-vespiralité a été, depuis, validé par de multiples centres de recherche sur le sommeil et demeure la référence.

Vous ne connaissez pas votre chronotype ? Découvrez celui de Marie, et vérifiez si vous vous y reconnaissez.

L’exemple de Marie, le chronotype le plus courant

Au cours de la journée, la vigilance de Marie varie beaucoup. Au point qu’elle s’interroge sur son chronotype. Est-elle du soir ou du matin ? Pour le savoir, Marie s’est rendue dans un laboratoire pour faire des tests.

La plupart d’entre nous dorment la nuit mais certains se couchent plus tard que d’autres : c’est ce qui définit le chronotype, cette caractéristique individuelle du rythme « veille-sommeil » qui est bel et bien une réalité. D’où provient-il ?

Deux facteurs ont été découverts :

  • La composante génétique. Si vous êtes issu d’une famille de bons dormeurs, vous avez statistiquement plus de chances d’en être un également.
  • L’impact de l’environnement joue aussi sur notre rythme veille/sommeil. Si vous vivez dans une rue bruyante ou si des lumières sont projetées sur vos fenêtres, cela peut gêner votre sommeil et donc impacter votre rythme.

Couche tôt VS couche-tard

D’un côté, les « couche tôt-lève-tôt », dits « du matin ». Ils sont en général plus en forme sur le plan physique et intellectuel durant la matinée. En face, les sujets du soir : plus efficients dans la soirée. Les 2/3 d’entre nous ont un chronotype intermédiaire. Marie pour sa part est un peu perdue. Elle a du mal à se situer.

Quand la vigilance se mesure

Mesurée par des tests évaluant les temps de réaction, la vigilance de Marie subit des variations au cours de la journée :

  • Diminution du fonctionnement intellectuel (phénomène d’inertie du sommeil) lors de la période suivant immédiatement le réveil du matin
  • Élévation des performances au fil de la matinée
  • Chute après le déjeuner (indépendante de la prise alimentaire)
  • Progression de la vigilance au cours de l’après-midi
  • Diminution du niveau d’éveil dans la soirée jusqu’à un minimum, vers 3 heures du matin

Verdict pour Marie

Au vu des résultats, Marie semble plutôt disposer d’un chronotype intermédiaire. C’est le cas le plus fréquemment observé… Même si ça ne l’arrange pas forcément ! Elle aurait préféré être du soir car son métier est d’être infirmière de nuit ! Et vous ? Quel est votre chronotype ? Pour le savoir, faites le test proposé par le Réseau Morphée, réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil. C’est par ici !

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