1. Accueil
  2. Stress
  3. Quand je stresse, je mange

Quand je stresse, je mange

Notre niveau de stress a un impact direct sur notre corps, et notamment sur notre faim et notre sentiment de satiété. La Fondation APRIL vous aide à comprendre ce phénomène.

Les conséquences du stress sur l’appétit

Outre les perturbations digestives, le stress modifie notre comportement alimentaire en s’attaquant directement à la source : notre appétit ! Encore une fois, les réactions sont variées et parfois même, carrément opposées. Chez certains, le stress provoque l’anorexie, c’est-à-dire une perte d’appétit qui se traduit par une incapacité à avaler quoi que ce soit. Pour d’autres, on parle plutôt de fringales importantes et d’un appétit quelquefois incontrôlable.

Cette opposition entre les réactions de perte et de gain d’appétit est encore inexpliquée. Plusieurs études confirment toutefois un phénomène concernant les fringales liées au stress ! Ces fringales penchent presque toujours en faveur des aliments riches en sucre et/ou en gras. Mais la question qu’il faut se poser est la suivante : a-t-on réellement faim? Ou plutôt, mange-t-on pour se sentir mieux ou pour « changer le mal de place » ?

Afin de répondre à cette question, il faut considérer plusieurs facteurs et phénomènes encore mal définis. Une chose est sûre, c’est que certaines personnes mangent des aliments sucrés et/ou gras pour se faire plaisir. Pourquoi ce type d’aliments plutôt qu’un autre? Parce que ceux-ci sont associés à un relâchement d’endorphines qui procureun sentiment de bien-être.

Cette sensation est de courte durée, mais le plus grand risque avec un tel comportement est d’en faire une habitude. S’accoutumer à gérer notre stress par l’entremise d’aliments peu nutritifs est malsain et peut engendrer des problèmes de poids importants. Éventuellement, les fringales liées au stress peuvent mener à des troubles alimentaires, notamment à l’hyperphagie boulimique et la boulimie.[1]

Trouver une diversion

Quelles sont les solutions quand on est sujet aux excès alimentaires en situation de stress ? Réapprendre à se laisser guider par ses besoins, attendre d’avoir faim pour manger, distinguer en soi le besoin de se nourrir et l’envie de se calmer. Pour le Dr Paul Lattimore, spécialiste du comportement alimentaire à la Liverpool John Moores University, il faut commencer par identifier les situations particulières (émotions, disputes, pressions sociales) qui déclenchent un accès boulimique. Puis mettre au point des solutions de diversion.

La stratégie idéale consiste à partir faire une promenade, car cela permet de se changer les idées et en même temps de brûler des calories. Autre possibilité, se contenter d’aliments pauvres en calories et riches en nutriments (comme les fruits et les légumes) pour limiter le désordre alimentaire.

Bien manger pour vivre sans stress

L’alimentation n’est pas qu’une question d’apports énergétiques. C’est également une histoire de plaisir et de détente. Pour vivre zen, il faut donc savoir manger :

  • Prendre trois repas par jour
  • Choisir les bons produits qui procurent du plaisir une fois dans l’assiette
  • Prendre le temps de passer à table, de profiter d’un repas, sans précipitation

Les principes d’une bonne alimentation qui préservent notre équilibre sont détaillés dans Les dessous de nos tables.[2]

[1] Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal : http://www.extenso.org/article/le-stress-a-t-il-une-influence-sur-votre-assiette/

[2] http://www.fondation-april.org/commander-publications-livres-fondation-april/sante-les-dessous-de-nos-tables-fondation-april

0

Il n'y a aucun commentaire