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Prendre du recul permet d’avancer !

Affronter, s’adapter, rationaliser : cela convient à certains d’entre nous mais pas à tous. Plutôt que de faire face, une voie alternative est de se construire une nouvelle hiérarchie des valeurs. La pleine conscience est utilisée comme une thérapie ayant pour but la réduction du stress et la prévention de rechutes dépressives, la Fondation APRIL vous présente ce concept !

Se recentrer sur le présent

C’est le message général de la méditation de pleine conscience, qui s’inspire de l’enseignement bouddhiste (sans reprendre son contenu spirituel). Elle favorise l’acceptation de ce qui est, le recentrage sur l’instant présent, sans jugement, sur ses sensations corporelles, émotionnelles, sur le contenu de ses pensées.

La méditation de pleine conscience a été utilisée depuis longtemps dans le cadre d’un accompagnement médical de la douleur et du stress. Aujourd’hui, des psychologies cognitivistes l’utilisent comme une technique de thérapie, la MBCT (mindfulness based cognitive therapy[1]) notamment pour chasser les ruminations caractéristiques de la dépression. Mais c’est aussi devenu une pratique de bien-être personnel.

A quel stressé convient cette pratique ?

La méditation sur ses sensations, ses émotions, ses pensées, y compris négatives a pour objectif de créer du détachement, d’apprendre à se protéger de la réactivité, du jugement immédiat qui génèrent du stress dans la vie courante. Les pratiquants disent que la méditation améliore leur humeur générale, favorise la concentration, rend plus tolérant et indulgent envers soi-même et les autres :

  • Elle convient bien aux écorchés vifs, aux éruptifs, à tous ceux qui réagissent au quart de tour.
  • C’est une méthode de choix pour ceux qui ressentent le besoin de prendre soin d’eux-mêmes, de faire baisser la pression des exigences, de s’accepter comme suffisamment bons et compétents.

Comment pratiquer ?

La pleine conscience est considérée comme une qualité humaine qui se cultive par la méditation. Le programme de la MBSR (mindfulness-based stress reduction) se compose de huit séances hebdomadaires collectives assez longues (2 heures à 2heures 30) sous la conduite d’un instructeur.

On médite assis, en portant attention à sa respiration, à son corps, aux sons, à ses pensées. La méditation est suivie d’échanges et de commentaires des participants. Après une initiation, la pratique se prolonge par des exercices quotidiens de 45 minutes et peut devenir beaucoup moins formelle.

Accueillir la vulnérabilité

Pour les tenants de l’ACT (acceptance and commitment therapy[2]), la raison principale de notre mal-être vient de la croyance fausse qu’il faut balancer par-dessus bord les pensées et les émotions négatives pour vivre bien.

Selon la façon dont nous l’accueillons, la tristesse ressentie à la perte d’un être cher peut nous ouvrir le cœur. Nous sentir vulnérable peut nous aider à nous reconnecter avec les autres. Reconnaître nos doute peut adoucir notre âme 

Écrit Steven C. Hayes, inventeur de l’ACT, dans la préface de son ouvrage Faire face à la souffrance.

En d’autres termes, il faut rompre avec la façon de penser qui fait du « gagnant » qui vole de « défi » en « challenge », un modèle à suivre !

L’avis de l’expert

Accepter sans se résigner 

Chantal Vander Vorst est directrice du management à l’INC Francophonie et Belux, diplômée en communication, développement personnel et management. Elle a été manager en entreprise pendant douze ans.

L’une des grandes difficultés à surmonter, c’est le refus de la réalité…

Oui. Au bout d’un moment, il faut accepter la réalité. S’entretenir dans le refus d’une situation à laquelle on fait pourtant face depuis longtemps ne permet pas d’avancer et de se mettre en action pour faire changer les choses. L’acceptation est la première étape

Entre le statu quo, même inconfortable, et le changement, il est parfois difficile de trancher.

Dans le statu quo, il y a deux niveaux : celui de la résignation, de l’amertume et des regrets car on se dit qu’on fait avec, mais ça conduit à la fatigue. Et l’autre aspect, qui est donc d’accepter et de se motiver différemment. C’est compliqué mais possible. Quant à la situation de changement, elle comporte certes une prise de risque dans les rapports humains. Mais je crois que le plus gros risque pour la santé, c’est tout de même de ne pas bouger.

Quand devons-nous sentir que nous ne sommes plus capables de faire face ?

Lorsque l’inconfort se répand dans toutes les activités (travail, loisirs, famille), que des insomnies ou des pleurs apparaissent et que la personne ressasse tout le temps, il est temps de se faire vraiment aider. Il ne faudra alors pas l’interpréter comme un échec.

[1] Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience

[2] Thérapie d’acceptation et d’engagement

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