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Parents, comment faire face au manque de sommeil ?

Avec les joies de l’arrivée de bébé, les parents se retrouvent souvent confrontés à une problématique récurrente : le manque de sommeil !  La Fondation APRIL vous propose de mieux en comprendre les causes et les conséquences, et vous propose quelques clés pour y faire face.

Pourquoi les parents dorment-ils moins ?

Une étude menée par les chercheurs de l’Université de Warwick[1] a mis en évidence les effets à court terme de la naissance d’un enfant sur le sommeil des nouveaux parents. Ainsi, les résultats révèlent que les mères perdent environ 40 minutes de sommeil par nuit au cours des trois mois qui ont suivi la naissance du bébé. Cette tendance se révèle plus modéré chez les pères, qui ne perdent que 13 minutes de sommeil.

Contrairement à l’idée reçue que les années passant, la situation aura tendance à s’améliorer, l’étude met en évidence que la durée de sommeil va en décroissant jusqu’à 6 ans après la naissance de l’enfant, perdant en qualité. Ainsi, la privation de sommeil se poursuit sur la durée, sur le plan qualitatif et quantitatif avant de retrouver le niveau d’avant la naissance.

En effet, même si les enfants dorment mieux en grandissant, plusieurs facteurs affectent la santé des parents : pleurs, réveils nocturnes, stress lié à l’éducation ou encore prise en charge des soucis du quotidien… autant de raisons qui altèrent la qualité du sommeil et occasionnent des difficultés d’endormissement. Bonne nouvelle toutefois pour les mamans : à la naissance du deuxième enfant, leur sommeil retrouve son niveau d’avant grossesse.

Quelles sont les conséquences de la privation de sommeil ?

Les conséquences physiques et émotionnelles du manque de sommeil affectent la santé au quotidien dès le court terme. Le manque d’énergie mentale peut être à l’origine de troubles de la vigilance, de difficultés de concentration, d’une baisse de performance qui occasionnent des accidents ou blessures. La vie sociale peut également se retrouver impactée par les troubles de l’humeur, le manque de patience qui conduit dans certains cas à la dépression.

Côté physique, des grignotages intempestifs plus fréquents peuvent être à l’origine d’une prise de poids, voire même de surpoids. Ce phénomène s’expliquerait par la consommation d’aliments plus caloriques ou plus sucrés. Selon certaines études, le manque de sommeil chronique pourrait même impacter de façon plus générale la santé et pourrait conduire à développer des maladies cardio-vasculaires et du diabète.

Comment faire face au manque de sommeil ?

Lâcher-prise dès que possible sur les obligations non-essentielles du quotidien, accepter l’aide de ses proches quand elle se présente, s’accorder une sieste en même temps que les enfants… sont de bons moyens de se ménager des phases de repos pour compenser la carence de sommeil nocturne.

La micro-sieste est également une alternative à la sieste traditionnelle. Sa durée maximale conseillée est de vingt minutes. La sieste-flash, quant à elle, ne nécessite pas plus de dix minutes et constitue une aide simple pour récupérer dans la journée. A défaut de dormir profondément, cette phase de récupération permettra de vous redonner un regain d’énergie.

Pour finir, n’oublions pas que les besoins en sommeil varient en fonction de l’âge et de la condition physique de chacun. Préserver au maximum la quantité et la qualité de sommeil contribue donc à préserver son capital santé.

[1] Source : University of Warwick. « New parents face 6 years of disrupted sleep. » ScienceDaily, 25 February 2019.www.sciencedaily.com/releases/2019/02/190225192116.htm

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