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Quel est l’impact carbone de l’alimentation ?

La mondialisation du marché de l’agroalimentaire a conduit à uniformiser les pratiques alimentaires. La consommation traditionnelle  des produits locaux essentiellement végétaux diminue au profit des produits carnés. Conjuguée au développement économique de la croissance démographique de géants comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, l’augmentation de consommation de viande pose inévitablement la question de l’impact carbone de la production alimentaire, notamment au travers des consommations intermédiaires en eau et en alimentation animale qu’elle induit. Tour d’horizon des liens étroits entre alimentation et impact carbone…

L’impact environnemental de l’alimentation en 6 chiffres clés

27 % de la consommation carbone française provient de l’alimentation.
Cet impact carbone est principalement lié aux transformations successives et aux transports que subit un produit pour passer du champ à l’assiette.

52 % de l’empreinte carbone de l’alimentation des ménages est constitué par les émissions indirectes liées aux importations de biens alimentaires.

2,4 tonnes équivalent carbone (par an et par personne) sont consommés dans le cadre de l’alimentation des ménages.

74 % du contenu carbone d’un panier moyen de consommation des ménages français est représenté par les produits alimentaires.

7 % du contenu carbone du panier correspond aux fruits et aux légumes (pour 20 % du poids du panier).

100 M3 d’eau sont consommés par an et par personne. 60 % va à la production de biens alimentaires, devant l’importation de biens alimentaires (30 %) et l’utilisation directe d’eau du robinet (10 %).

Consommer responsable = augmentation de l’impact carbone

Agir pour soi et pour la planète en même temps semble compliqué. L’institut National de la Recherche Agronomique (INRA) a ainsi réalisé une étude qui met en évidence que :

  • les individus dont la consommation ne s’inscrit pas dans les recommandations nutritionnelles ne présentent pas un impact carbone plus élevé que les autres.
  • les femmes qui suivent le plus les recommandations nutritionnelles sont à l’origine d’une dépense carbone supérieure de 10 % aux femmes qui les suivent le moins.

Consommer équilibré = augmentation de l’impact carbone

Les recommandations nutritionnelles impliquent de manger moins de viande et davantage de fruits et légumes. S’attendre à ce que le contenu carbone de l’alimentation des personnes qui suivent ces recommandations s’en trouve réduit serait oublier de compter les quantités ingérées. La diminution de 500g de viande est compensée par une augmentation de plus de 500g de fruits et légumes. Ainsi, en quantité totale, les personnes qui équilibrent le mieux leur alimentation mangent environ 1.4kg de nourriture par jour alors que les personnes aux régimes moins vertueux consomment environ 1kg de nourriture. Un différentiel de 40% supplémentaire à l’origine d’un impact carbone plus élevé.

Quel est l’impact environnemental de l’eau ?

Depuis la source jusqu’au lieu de consommation, le transport des bouteilles a un impact très élevé. De plus, ces bouteilles en plastique, si elles sont bien recyclables, n’entrent pas toujours dans le circuit de recyclage. Ainsi, en 2006, l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe) estimait à 252 000 tonnes la quantité de déchets générés par les bouteilles d’eau non recyclées.

Quelle est la consommation en eau pour la production d’1kg d’aliment ?

L’eau est un élément essentiel à notre organisme et dans notre alimentation. Elle sert également à produire des aliments. Mais en quelle quantité ? Tous les produits consomment-ils le même volume d’eau ? Combien faut-il de litres pour produire un kg d’œufs ? Plus ou moins que pour du pain ? La réponse en image.

Quelle est la consommation en eau pour la production de 1kg d’aliment ?

Impact carbone : de quoi parle-t-on ?

Il s’agit potentiel de réchauffement global des émissions des six gaz à effet de serre (GES) retenus par l’Intergovernemental Panel on Climate Change.

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