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L’équilibre physiologique dans l’ayurvéda

Si l’ayurvéda se codifie surtout à partir du XIIème siècle avant J.-C. pour trouver sa forme définitive entre le IVème siècle avant notre ère et le Ier siècle, elle plonge ses racines dans l’ancienne civilisation de l’Indus. En quoi consiste cette médecine ? Sur quoi repose-t-elle ? Décryptage par la Fondation APRIL…

L’Inde a introduit très tôt à une version aboutie de la santé : l’ayurvéda, toujours enseigné en Inde et de plus en plus en Occident. Le terme qui désigne la médecine traditionnelle indienne, signifie littéralement science (veda) de la longévité (ayus). Comme la médecine chinoise, arabe ou occidentale, l’ayurvéda fait partie des médecines dites « savantes », c’est-à-dire des médecines formalisées autour de « corpus théorique et clinique descriptif et explicatif du corps humain et de sa pathologie » comme l’expliquent M. Sapriel, G. Mazars et P. Stoltz dans leur « Introduction à la médecine traditionnelle chinoise ».

L’ayurvéda repose sur un système de correspondances entre l’univers et l’individu,  qui n’est pas sans lien avec le système religieux où l’homme est une partie du tout. Comme l’univers, l’ensemble du corps (organes, os, graisse, chair, etc.) est composé des cinq grands éléments dont l’équilibre définit la santé. Inversement, la maladie est le signe d’un déséquilibre dont les causes sont le plus souvent à chercher dans le comportement du malade, son alimentation, le climat, etc., et peut être aggravée par des divinités. Une partie de la médecine ayurvédique porte sur l’hygiène de vie. Le bain, les exercices physiques, le  , et surtout l’alimentation tiennent ainsi une place importante dans la pratique.

L’ayurvéda et les cinq éléments

Dans l’ayurvéda, le corps humain est composé des cinq éléments de l’univers : terre-organes, eau-liquides, feu-chaleur, vent-souffle, vide-creux des organes.

Ces cinq éléments composent également les sept substances de l’organisme dont les transformations dépendent de l’équilibre ou du déséquilibre du vent, du feu et de l’eau. Dans son ouvrage « Le bouddhisme et la médecine traditionnelle de l’Inde », Sylvain Mazars explique :

« Le vent, moteur de l’univers, représente aussi le « souffle vital » du corps. Le feu se trouve dans le corps sous la forme de « bile ». Quant à l’eau, elle s’y trouve sous la forme de « phlegme ». De l’équilibre de ces trois dhatu (éléments en sanskrit) dépendent la vie et la bonne santé de l’organisme. Sinon, ils deviennent des principes pathogènes ou des « troubles » ».

En outre, lorsque ces cinq éléments sont coordonnés et équilibrés, vous êtes en bonne santé. Cependant, si votre mode de vie ou votre état psychologique perturbe cette coordination, vous rencontrez une situation de déséquilibre.

L’ayurvéda en pratique

L’ayurvéda fournit les moyens théoriques, pratiques et spirituels pour atteindre un état de bien-être général. Cette pratique demande une participation active tant sur le plan physique qu’émotionnel, en attachant beaucoup d’importance aux habitudes quotidiennes. L’équilibre ayurvédique passe par :

  • L’alimentation
  • L’activité physique
  • La libération des émotions et la respiration
  • Une activité créative/intellectuelle
  • L’auto massage ou le massage ayurvédique
  • La conscience de soi

Cette pratique mise sur l’équilibre du corps, tant sur le plan physique qu’émotionnel.

Vous l’aurez compris, entre philosophie et science, l’ayurvéda est donc une version de la santé qui place l’être humain en tant qu’acteur principal de sa santé.

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