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Le lâcher-prise, vous connaissez ?

Pas facile de « lâcher prise » dans une société en perpétuel mouvement et dans laquelle tout va toujours plus (trop ?) vite… Pourtant, cette capacité à « lâcher » constitue une réelle ressource anti-stress, que tout le monde devrait mettre en place ou en tout cas, expérimenter pour gagner en sérénité. La Fondation APRIL vous donne quelques outils pour y parvenir.

« Lâcher prise »… Voilà une expression qui s’insinue un peu plus chaque jour dans notre quotidien. Mais de quoi parle-t-on exactement ? La capacité à « lâcher prise » signifie être capable d’accepter l’imprévu, l’échec… et de ne pas tout contrôler. Car c’est bien connu, le contrôle excessif et les émotions négatives viennent empoisonner l’existence. Autrement dit, l’incapacité à accepter les événements de la vie génère des souffrances.

Comment identifier les situations nécessitant un lâcher-prise ?

Les croyances mentales sont ancrées en nous depuis toujours. Elles se créent avec l’éducation, les expériences et les traumatismes. Cela induit qu’elles sont difficiles à changer car elles sont intériorisées. Il faut savoir que ces croyances ne correspondent pas à qui nous sommes vraiment : elles se sont greffées à nous au fur et à mesure de nos rencontres et de nos actions.

Voici quelques exemples de croyances :

  • « Je dois réussir tout ce que j’entreprends »
  • « Ce que les autres pensent de moi est important »
  •  « Être admiré est primordial »
  • « Tout ce que je fais doit être productif, je dois gagner du temps »

Des attitudes ou des comportements peuvent par ailleurs être un obstacle au « lâcher prise ». Par exemple :

  • Se dénigrer / douter de soi : dans ce cas précis, al difficulté à lâcher prise vient de nos remises en question, quand nous doutons de nous-mêmes ou lorsque nous accordons une importance excessive à ce que les autres pensent. L’abandon est alors impossible et notre propre volonté, souvent bafouée.
  • Culpabiliser : « regretter, c’est souffrir deux fois. » Cette phrase montre à quel point la nécessité de laisser les situations passées est primordiale pour éviter les souffrances mentales. Les regrets mènent au doute et par conséquent au stress et à l’anxiété.

Les conséquences de ces croyances mentales ou de certains comportements sont au mieux des challenges, au pire des sources d’angoisses. A force de rester dans ce schéma de pensées, nous avons du mal à accepter que tout n’ira pas dans notre sens et le stress arrivera forcément quelle que soit la situation.

Quel lien entre contrôle et stress ?

Le contrôle peut être synonyme de déception et de culpabilité. Plus nous sommes rigides, et plus l’échec sera fort, la frustration persistante. C’est pourquoi laisser une place à l’inconnu est une bonne chose. L’être humain a souvent tendance à vouloir contrôler son entourage et son environnement, c’est ce qui le fera se sentir en sécurité. Mais attention, cette zone de contrôle doit être bien définie pour ne pas finir dans une zone de préoccupations extrêmes et inutiles. Pour paramétrer ces deux zones, demandez-vous ce que vous pouvez faire et si vous pouvez vraiment agir. Si une action de votre part est possible, alors vous pouvez mettre de l’énergie dans cette action. Si au contraire, vous ne pouvez pas changer la situation, alors lâchez-prise. L’acceptation est une forme de libération. La charge mentale est alors soulagée, le stress apaisé.

 

Schéma de pensées pour lâcher prise :

  • Une situation désagréable surgit dans votre vie (au travail, dans une relation…).
  • Vous réagissez, ce qui engendre des émotions négatives. A ce moment précis, observez vos réactions, et analysez d’où vient l’émotion négative.
  • Plutôt que de lutter contre cette situation, de vouloir à tout prix la contrôler, détachez-vous peu à peu de celle-ci, prenez du recul et lâchez-prise.

Sachez que cultiver une vision positive de votre vie et de vous-même aide à vous déstresser, mais surtout à générer des actions elles-mêmes positives.

Alors, le lâcher-prise, vous essayez ?

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