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Gérer son temps : vite dit !

Personne n’ignore qu’il vaut mieux gérer son temps, anticiper, hiérarchiser les priorités pour ne pas être débordé et pouvoir se poser les bonnes questions. Mais par où commencer ? La Fondation APRIL partage avec vous quelques conseils issus des travaux de Philippe Corten, professeur à l’Ecole de santé publique et à l’Institut du travail de l’Université libre de Bruxelles.

Chaque moment-clé, tu sépareras par une activité fixe et simple

Elle ponctuera matin, midi, fin d’après-midi et soirée. Un évènement court qui marque la journée de façon systématique : la pause-repas bien sûr, mais aussi un intermède au café, un trajet entre le domicile et le travail, aller chercher les enfants… Ces moments ritualisés créent des repères, structurent la journée et rassurent.

Tes actions, tu anticiperas

Chaque soir, penser rapidement à ce qu’il nous faudra faire le lendemain, mais aussi avoir des projets extra-professionnels pour la semaine prochaine, pour plus tard. Cela structure l’activité, l’organise. Et stresse moins.

Du temps, tu te donneras

Constamment envahi et sollicité, l’individu finit par étouffer et augmente son stress. Comment y remédier ? Avec une « bulle » qui servira à reprendre son souffle : au moins quinze minutes, pour soi, et avant 23 heures. Des mini-bulles peuvent également prendre place dans la journée. Le cycle de vigilance est d’une heure trente. Entre deux cycles, expirations profondes et vraie coupure seront les bienvenues.

Tes tâches, tu hiérarchiseras

Il ne faut pas se laisser distraire lorsqu’une nouvelle tâche apparaît. Prendre le temps de hiérarchiser, de faire bien, afin d’être dans le présent et non dans l’ailleurs. La nouvelle mission doit être analysée sur le « quand » et le « comment » on va la réaliser. Ainsi, elle nous stressera moins et apparaîtra au bon moment, lorsque nous l’aurons calmement décidé.

Le silence, tu feras

Une minute, le soir, en rentrant chez soi. Téléphone coupé, télévision éteinte, il s’agit de faire régner un calme absolu, de cesser de répondre aux sollicitations extérieures et de prendre enfin du temps pour soi, dans le calme. L’absence de bruit va nous calmer et contribuer à nous tranquilliser.

La bonne question à vous poser : est-ce que ce problème est le mien ?

À réagir trop vite, on mélange les faits et leur interprétation, on « se fait des films ». Le glissement vers le stress négatif s’opère, pour les auteurs Christophe Massin et Isabelle Sauvergrain, « dès que nous transformons, sans preuve à l’appui, un possible en certitude, et que nous nous crispons sur celle-ci comme une vérité absolue ».

De même, le discernement nous manque parfois pour évaluer justement les tâches qui nous reviennent, celles qui sont de notre compétence, de notre responsabilité – et les autres. Et cela, aussi bien dans la vie professionnelle que personnelle.

Chacun s’épargnerait beaucoup de stress en se posant systématiquement les questions suivantes devant une situation : « Est-ce à moi d’agir ? Est-ce que j’en ai les moyens ? Est-ce le moment opportun ? ». Le stress monte pour celui qui n’agit pas alors que c’est à lui de faire, qu’il en a les moyens et que c’est le moment opportun. Mais il se relance aussi pour celui qui agit alors que ce n’est pas à lui de faire, qu’il n’en a pas les moyens, et que le moment n’est pas bien choisi.

Quelle est la stratégie qui marche ?

Il faut analyser correctement les situations rencontrées quotidiennement. Et parvenir à se demander ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas. Car il y a des situations sur lesquelles on ne peut pas agir. Il faut alors se dire : « C’est arrivé, c’est comme ça » et s’évertuer à en tourner la page. Sinon, on va être en souffrance. La bonne façon de gérer son stress, c’est d’arriver à bien repérer les situations et d’élaborer les stratégies qui permettront de s’adapter.

Car face au stress, une chose est sûre, nous avons tous les moyens de nous adapter !

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