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Déchiffrer les rêves serait-il possible ?

Le rêve désigne une activité mentale particulière au cours du sommeil. Notre cerveau, en dehors de toute perception, élabore des scénarii plus ou moins complexes, dont l’expérience sensorielle est principalement visuelle, mais peut aussi concerner l’ouïe et l’odorat. L’idée longtemps jugée utopique de déchiffrer les rêves a été relancée par une équipe de chercheurs nippons. Rêvons-nous tous de la même façon ? Qu’en est-il des enfants ? Ou encore des animaux ? Explications de la Fondation APRIL.

Préambule

Un article, paru dans la revue scientifique Science, en avril 2013, a rapporté le travail effectué par une équipe japonaise. Ces derniers sont parvenus à déchiffrer le « code » associant pour chaque image visuelle d’un rêve, un profil d’activation particulier de certaines régions cérébrales en imagerie fonctionnelle.

Description de l’étude japonaise

L’association a pu être établie en enregistrant l’activité cérébrale au cours de plusieurs centaines de rêves et en recueillant les récits détaillés. Les chercheurs sont parvenus à établir un code. Il associe chaque image de rêve à une image d’activation du cerveau. Et inversement, en regardant les images d’activation cérébrale du rêveur, on peut retrouver quelles images composaient son rêve. Cependant, ces recherches doivent être pondérées. Car :

  • il s’agissait de rêves en sommeil lent, là où l’activité cérébrale est proche de celle de la veille
  • chaque « code » n’est valable qu’à l’échelle individuelle. Autrement dit, le « langage » utilisé par un sujet n’est pas le même que celui de son voisin. Il n’est donc pas encore possible à l’heure actuelle de percer le secret des rêves de tout sujet endormi…

Quand rêvons-nous ?

Le sommeil paradoxal a longtemps été considéré comme l’unique berceau des rêves : en partie parce que l’activité cérébrale est rapide et riche, ce qui laisse supposer la présence de phénomènes cognitifs associés, mais aussi parce que les récits de rêves obtenus en réveillant les dormeurs sont plus fréquents si l’on interrompe le sommeil paradoxal (jusqu’à 80% des cas). Néanmoins, le récit de rêves peut être recueilli au cours du sommeil lent, dans des proportions assez variables selon les études, mais qui pourraient aller jusqu’à 50%. Les rêves en sommeil lent sont en général moins complexes et colorés que ceux du sommeil paradoxal, mais peut-être est-ce lié à un défaut de mémorisation. Rêver demande beaucoup de ressources énergétiques. Nous rêvons moins quand nous avons de la fièvre ou quand nous manquons d’oxygène, c’est-à-dire, quand nous consommons trop ou ne disposons pas d’assez d’énergie. La fréquence et la durée des rêves sont liées au poids et au métabolisme, c’est-à-dire aux stocks énergétiques, propres à chaque espèce.

Les enfants rêvent-ils ?

C’est uniquement vers l’âge de 3 ans que l’enfant pourra raconter ses vagabondages oniriques. Selon le médecin psychanalyste allemand Sigmund Heinrich Foulkes, il faut attendre 5 ou 7 ans pour que l’enfant rapporte un rêve aussi élaboré que celui d’un adulte visuellement et du point de vue des scénarii.

Le monde des rêves est-il la chasse gardée des humains ?

Les espèces à sang froid, telles que les reptiles ou les poissons, ne rêvent pas. Le sommeil paradoxal, propice aux rêves, serait apparu au cours de l’évolution, en même temps que les animaux à sang chaud, c’est-à-dire les oiseaux et les mammifères. Il est difficile de savoir à quoi certains animaux rêvent, mais il est possible par un chemin détourné de constater une atonie musculaire d’un animal au cours du sommeil paradoxal.

Alors, observez leurs mouvements… vous en déduirez peut-être leurs rêves et arriverez à la conclusion que non, le monde des rêves n’est pas forcément la chasse gardée des humains !

Remettons les pendules à l’heure sur le sommeil

Le cycle du sommeil est divisé en quatre stades différents d’environ 90 minutes qui vont se succéder dans la nuit. Chaque durée de stade varie en fonction du moment de la nuit. En début de nuit par exemple, le sommeil sera principalement au stade lent et profond, alors qu’en fin de nuit, il sera plus paradoxal, et propice aux rêves.

  1. L’endormissement

La respiration se ralentit, les muscles se décontractent, et nous en sommes conscients. Parfois, on peut avoir l’impression de tomber dans le vide ! Ce sont simplement de petites contractions musculaires.

  1. le sommeil lent léger

Peu profond, ce sommeil représente 50% du temps de sommeil total. On peut se réveiller très facilement suite à une lumière ou à un bruit, sans se souvenir que l’on dormait.

  1. le sommeil lent profond

En autarcie complète avec le monde extérieur, le dormeur est très difficile à réveiller. Ce moment du cycle permet une vraie récupération de la fatigue physique.

  1. le sommeil paradoxal termine le cycle

Aussi appelé REM, cette phase alterne entre sommeil très profond et signes d’éveil. Le visage peut avoir des expressions et l’activité cardiaque est élevée. Ces signes d’éveil sont la conséquence d’une « parasomnie[1] » ou le plus souvent d’un phénomène nocturne mystérieux : le rêve.

[1] http://www.cenas.ch/le-sommeil/comprendre-le-sommeil/phases-du-sommeil/

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